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Corrèze en plein coeur

Le bourg de Seilhac


19700 - Seilhac



    

    Le château de Seilhac, en bordure de la D920, surplombe la route et domine depuis ses terrasses une petite vallée. Propriété de Pierre de Chanac au XIIIe siècle, il est acquis au XIVe siècle par les Pompadour avant d'être vendu au XVIe siècle aux seigneurs de Gourdon qui prennent le nom de Seilhac. Attaqué et détruit à deux reprises durant les guerres de Religion, l'édifice est reconstruit en 1543 et connaît une nouvelle fois les assauts ennemis sous la Révolution. Reconstruit et restauré, il présente actuellement deux façades encadrées entre des tours d'angle: l'une étant de style Renaissance et l'autre datant du XVIIIe siècle.

   

  Le château de Seilhac tourne le dos au bourg pour s'ouvrir sur le paysage de bocage traditionnel. Il jouxte l'église, simple chapelle du château à l'origine. La D920 qui sépare l'édifice de son environnement rural s'insère dans le site en respectant les courbes de niveau et la topographie des lieux. Les alignements d'arbres centenaires le long de la route ainsi que la replantation de chênes des marais permettent d'obtenir une transition entre le parc et la grande prairie. L'entrée du bourg de Seilhac en retire une grande qualité paysagère. Parmi les divers chemins de randonnées passant par Seilhac, l'un d'eux emprunte la D920, au milieu du site, offrant de belles vues de part et d'autre. Par ailleurs, une déviation routière l'actuelle D 1120 a été réalisée en limite sud-est du site, diminuant ainsi le trafic de la route nationale qui longeait autrefois le parc.

  Situés à la sortie ouest de Seilhac, le château et son parc étaient en retrait du centre ancien. De nos jours, ils forment une transition de l'environnement urbain à la campagne, transition qui se retrouve dans la composition du parc avec une progression de l'espace «habité» à un espace «sauvage». A l'est, l'allée d'entrée s'avance perpendiculairement à une rampe et un mur de soutènement de la terrasse orientée nord-est. Celle-ci comprenait un puits en son centre et quelques buis, plantés ça et là de façon symétrique. Ils témoignent de l'existence par le passé d'un jardin régulier, devant lequel subsiste une orangerie. La terrasse de la façade sud-ouest du château, quant à elle, est agrémentée de trois parterres de pelouse marqués aux angles par des buis, et une fontaine trône sur son parterre central. De grands arbres, notamment des chênes et des hêtres, plantés en bouquet, bordent à l'extérieur le mur de la terrasse. Ces plantations s'arrêtent au niveau de la façade sud-est pour céder la place à un séquoia et au cèdre du roi Guillaume. Âgé de près de 200 ans et d'une circonférence de sept mètres, ce dernier est inventorié parmi les arbres remarquables du Limousin. À l'orée du bois de l'Arche, qui fait suite au parc sur la partie ouest de la propriété, se trouve une «fabrique» dissimulée par une masse d'arbres et d'arbustes en désordre.

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